Famille bretonne (22)

Beaucoup se perdent à raisonner la cause de leur problème en terme de réincarnation, alors que la référence à la mémoire familiale et génétique suffit largement.

Les traditions de la Bible et du Tao apprennent que le destin familial d’une personne se joue entre 4 et 7 générations.

Ainsi, 6 générations d’ascendants pèsent sur la 7°- Je suis, et 6 générations de descendants éventuels porteront la marque de cette première.

Eh oui, chacun naît avec un « crédit sur le dos » qu’il faudra bien payer un jour.

Souvenez-vous de Moïse au Mont Sinaï :
« C’est moi l’Eternel, Ton Dieu, Je suis un Dieu jaloux, punissant la faute des pères sur les fils, sur la 3° et la 4° génération, pour ceux qui me haïssent, et faisant grâce jusqu’à la 1000° pour ceux qui m’aiment et observent mes commandements. » (Exode 20, 5-6, Deutéronome 5, 9-10).

Isaac bénit Jacob

La Bible est ainsi le livre de la sagesse des générations permettant de remonter par la kabbale à la « cause des causes », jusqu’aux noeuds gordiens originels du destin.

Est-ce à dire que la libération psychologique est logiquement accessible ?

Par expérience, il en ressort :
– qu’on gère plus efficacement une problématique qu’on la résout réellement en l’espace d’une vie. Mais qu’importe, c’est l’attitude quotidienne qui compte. Agir, et non plus subir.
– que la guérison et la rédemption arrivent quand c’est le moment, et que le prix est payé…

Il faut donc inlassablement travailler sur soi, dans les principes, en laissant le temps et la logique de la vie agir avec le lâcher-prise. Cependant, établir sa constellation familiale permet d’élaborer un outil indispensable de référence, de réflexion et de transmission.

La Kabbale générationnelle

La base est l’arbre généalogique utilisé pour les recherches des schémas fréquentiels en psychologie familiale. Là, on peut carrément dépasser la puissance de cet outil grâce à la touche supplémentaire de la Kabbale générationnelle permettant d’accéder au plan du Secret. La pièce qui se joue, se fait et se défait, clairement et à notre insu, au fil des époques.

Voici d’abord ma propre histoire :

CONSTELLATION FAMILLE ERIC LE NOUVEL

Jean LE NOUVEL
(X)
Metsora : le lépreux… /  Kedochim :…  devenu saint (+)                                                      Ange JELIEL – Amour / N°2 – Kéther – Binah – (Hochmah), Trinité.

 Micheline (Fernande) LE NOUVEL (X)                                                                                                                                       – – – (Roch Hachana : elle commenca…)
– Vayetse : …elle sortit (+) ayant gravi son Echelle (de Jacob).
Ange HAAMIAH – Célébration / N°38 –  Guévourah – (Tiphéreth) – Netzah.         
Nom de Dieu Trinitaire et Unique révélé à Jacob – Echelle du Code 72 Noms.

Eric (Michel) LE NOUVEL

Vayehi : Il vécut (Testament de Jacob).
Ange NITHAEL / N°54 – 100% Netzah.
Légitimité successorale (Kabbale).

(X) : chacun un frère mort : son jumeau Félix pour Jean à sa naissance – son frère Michel décédé à 3 ans, pour Fernande sur l’état civil qui se fit appeler par la suite Micheline, et donna aussi ce prénom à Eric comme 2° prénom, et qui faillit en mourir à trois reprises dans son existence, à chaque fois en lien avec Israël d’ailleurs…

Mais Michel n’est-il pas l’Ange qui maîtrisera un jour le Dragon, la dette du fantôme… ? Ce fut en tout cas le pari inconscient de Micheline. Eric survécut, mais sa soeur partit à 51 ans, peut-être de l’addition des deux fantômes parentaux (3° enfant dit du couple).

NB : La transmission de l’ADN de la Kabbale (Jacob) est clairement suggéré ici entre Eric, le cadet porteur de la lignée maternelle, et sa mère Micheline, aux deux grands-mères crypto-juives, ashkénaze de Pologne (BAUME) et séfarade d’Italie (ROUFFI). Vers 50 ans, Eric devint à son tour Jacob…

Quelle est la méthode ? Afficher la Paracha à la date de naissance, et de décès, grâce à la grille unique du site précité. En suite, interpréter en fonction du texte de la Paracha, sans oublier celui en supplément de la Haftara pour les femmes.

Voici l’exemple de base qui a permis ma découverte.

Transmissions…mais lesquelles ?

CONSTELLATION FAMILIALE DE JOEL B. (+)

Son message posthume ?

(en fonction des sections de la Torah correspondant à chacun)

(+) : décès prématuré 

 (2-3 fausses couches) (+) Grand-Mère


(+) Soeur / François M. – Haazinou : Ecoutez. 

(+) Frère / Bertha P. – Beschallah : Eut laissé partir.

Anne-Marie M. (+ fausse couche)                                                          
Korah : Il y est question de châtiment divin, du pouvoir de mort et de vie, de rachat des premiers-nés, etc.

Josiane M. – Ki Tavo : Quand tu seras arrivé…

Michel M. – Toledot : L’histoire des générations.

Edouard B. – Beha’alotekha : Quand tu disposeras…

Dominique B. – Beschallah : Eut laissé partir….

Joël B. (+)
A’aremoth : Après la mort…Kedochim : Saint…

Décédé le 25/2/02 entre Shabbat TETSAVE : Tu ordonneras….dit aussi Shabbat Zakhor : Souviens-toi….et la veille de POURIM 5762 (Meguilah Esther – le secret).

INTERPRETATION

Tout autour de Joël, l’Arbre familial murmurait…:

– le grand-père : écoutez…

– la grand-mère : on l’a laissé partir. Qui ? ma fausse couche…?

– sa mère Anne-Marie : le châtiment, mort / vie, le rachat du nouveau né…?

– Josiane : quand tu seras arrivé…quoi ?!

– Michel tente de répondre : mais, l’histoire des descendants…

– son père Edouard : quand tu disposeras (d’informations, ou de ta liberté ?)

– son frère Dominique : quand ils t’auront laissé partir..

– Joël est décédé à 28 ans de myopathie dite de Duchenne, une maladie rare, touchant en majorité les garçons par le chromosome X.

1024px Angelorapia

Elle se manifeste par une dégénérescence musculaire irréversible. Et dans un tiers des cas, la mutation responsable de la maladie survient spontanément chez l’enfant, sans que sa mère lui ait transmise (INSERM).

La réponse de Joël, parti à l’âge dit adulte, avec sa part de mystère, serait ce stupéfiant message kabbalistique posthume :

« Après ma mort, je serais saint, et j’ordonnerais de vous souvenir du secret… »

Saint : libéré du péché, de la faute générationnelle ? Quand ? Maintenant…! Pourquoi ?

De quel secret parlons-nous ? Un mort prématuré à chaque génération. Le fantôme…

Que recherchent vraiment les deux soeurs, Anne-Marie et Josiane, à travers leur chemin spirituel ?

Ne faut-il pas arrêter-là ce deuil non résolu, cachant les précédents ?

D’autre part, Anne-Marie souffre de manque de fer dans le sang.

A partir de mon propre constat, et de la connaissance du deuil de Joël, j’ai lancé toute cette recherche, en consultant le livre Le symbolisme du corps humain d’Annick de SOUZENELLE. Nous y apprenons que si « le sang est le support de l’âme », le globule rouge y pulse l’énergie. Le fer, élément constitutif important, est de numéro atomique 26.

En Kabbale, 26 = ADONAÏ, Dieu d’Israël. Qui renvoie à l’ADN, le Code, le mystère de la vie (et de la mort) en nous.

Le fer en hébreu est Barzel, de racine Bar : le fils…Est-ce le lien caché entre Anne-Marie et Joël, la trace d’une énigme familiale ?

Joël était le cadet, portant sa mère, elle-même l’aînée de sa génération. Quel était le lien inconscient de Joël avec son frère aîné, et sa famille ?

Une autre interprétation fait état du lien de ce fameux fer avec Esaü (le frère aîné de Jacob), portant la couleur rouge, dans la fameuse Paracha TOLEDOT (encore…confirmée !), l’histoire des descendants.

« Racheter le sang, c’est racheter l’âme. » Pas une question d’argent, mais de fer dans le sang. « Racheter le sang, c’est racheter le droit d’aimer et d’être aimé. » (opus précité). Vous avez compris, en final, une promesse d’amour encore inaccomplie…

Le fer manquant du sang d’Anne-Marie, pont entre les générations, nous ramène à la question, la dette familiale…Et dans le langage courant, être débiteur à la banque se dit aussi être dans le rouge…

Je suis allé saluer la tombe de Joël dans un petit cimetière proche de Namur (Belgique), accompagné de sa mère et de son frère. Message reçu. Merci à vous tous.

J’ai d’autres exemples signifiants à votre disposition. Après tout, la Torah, comme les Lettres hébraïques, n’a-t-elle pas 70 Visages ?

La Mémoire de l’ADN

GENEALOGIE LE NOUVEL PAR ADN

Jean & Micheline LE NOUVEL, Ville d’Avray (92), Juin 1990.

« Si tu te glorifies, sache que ce n’est pas toi qui portes la racine, mais la racine qui te porte. » (Saint Paul : Epître aux Romains, XI-18).

Plus d’une génération auparavant devant le Bassin aux poissons rouges, Maison de Corot.

IN MEMORIAM (+)

Micheline LE NOUVEL (1932-2009) et Jean LE NOUVEL (1925-2011).

A la force de vie de nos ancêtres.

COMMENTAIRE

Généalogie par ADN, Jean LE NOUVEL

Les tests ADN, réalisés par IGENEA, révèlent l’ origine généalogique des LE NOUVEL.

D’abord, pourrait-il y avoir une inversion des résultats entre notre père et notre mère ?

IGENEA répond : « Non. Le test pour la lignée paternelle est fait sur le chromosome Y, et le test pour la lignée maternelle sur l’ADNmt. Il n’est pas possible d’inverser les résultats. »

C’est ainsi que Jean, issu d’une famille bretonne à 100 % pendant au moins deux siècles, donc d’origine celte, est aussi d’origine slave dans l’Antiquité, et dont le groupement vivait en Europe Centrale au Moyen Age – dixit le code génétique de son Haplogroupe : R1a1a1, remontant à la Préhistoire.

Cela ne fera pas grand bruit dans certaines chaumières bretonnes, qui en ont vu d’autres, et pourtant…

Micheline, née ROUHAUD, d’origine charentaise, est aussi d’origine préhistorique celte, et dont le groupement vivait également en Europe Centrale au Moyen Age – dixit le code génétique de son Haplogroupe : H.

Généalogia par ADN, Micheline LE NOUVEL, née ROUHAUD

Symboliquement, Brocéliande, haut-lieu celtique, comme Avalon de la geste arthurienne, est aussi le jardin de l’âme où résident Merlin et Viviane.

Dans notre histoire, on pourrait dire, que, conformément à la légende, Viviane cachait Merlin, qui lui faisait miroir, et réciproquement. Est-ce ainsi que vivent les âmes-soeurs ?

Les ancêtres de Jean étaient slaves, et ceux de Micheline celtes !

Nos parents avaient déjà des ancêtres communs (famille BONNIE) au 19°- 20 ° siècle. C’était peut-être le cas aussi au Moyen Age en Europe Centrale.

Ceci ne précise pas le cas de la grand-mère maternelle de Micheline, Paulette BAUME, au physique et à l’origine supposée ashkénaze de Pologne. Pourquoi ?

Selon IGENEA «  le test ADNmt a analysé votre pure lignée maternelle. Vous voyez dans le résultat l’origine de la mère de la mère de la mère de votre mère, etc. qui ne donne pas d’indication d’une provenance juive en ligne directe (CQFD – c’est sûr !). Toutes les lignées paternelles ou mixtes de votre mère ne se montrent pas dans un résultat d’ un test ADNmt.

Pour savoir s’il y a dans une lignée mixte une descendance juive, il faut faire un test complémentaire (Family Finder), qui ne remontera qu’ à cinq générations. »

Après, les questions sont inévitables face à la réponse seule du jeu de la vie.

Pourquoi certaines photos de Jean LE NOUVEL, jeune, ressemblent curieusement à certaines de Serge GAINSBOURG, jeune, l’idole – le mot est faible…– d’origine russe, de Jean-Gabriel, et dont la première épouse, aussi d’origine russe, vit dans un village breton, proche du village d’enfance de Jean ?

Les enfants se souviendront de la présence dans la famille de Gabriel STANCHEV, réfugié bulgare et professeur de piano.

Le choix de Tudor BANUS, grand artiste roumain, choisi pour illustrer mon projet Féeric, les lieux magiques, est-il si innocent que cela pour transmettre ? 

Slave ou pas, quelque chose à l’Est concerne certains LE NOUVEL.

Bien sûr, à ce jeu-là, on peut aller loin, mais en psychogénéalogie, tout schéma fréquentiel s’apprécie. Nous recherchons les indices du présent, sinon à quoi bon ?

Ces sagesses-là n’essayent-elles pas de nous dire l’indicible ? Depuis l’origine circule un fil invisible, comme un réseau internet de l’âme, dépassant les générations et les époques de l’histoire. Tout simplement, instinctivement, la force de vie souterraine de nos ancêtres.

En d’autres termes, l’amour fusionnel entre Jean et Micheline aurait-il été différent si l’âme bretonne n’avait en fait rejoint l’âme celte ? Personne n’explique l’alchimie secrète de l’amour, ni la logique secrète des engendrements. Mais la question renvoie au mystère de l’Intime, et à celui de la vie.

La Ville Josse (22)

Et Dieu là-dedans, qui est Vie ?

Si l’ADN est le code génétique, ADoNAï (Dieu d’Israël), lui-même issu d’AToN (Dieu d’Egypte), est le Seigneur du Code. Et « L’Eternel a établi un Code en Yaacov, et institué une voie en Israël » (Ps. 78, 5).

En clair, selon le Psaume 36, 10 : «… à ta Lumière, Seigneur, nous voyons le jour. »

Au lieu de se préoccuper de la réincarnation, mieux vaut s’occuper de nos ancêtres qui nous enseignent la résurrection – processus psychique et psychologique ne relevant pas de la promesse des religions – puisqu’à travers les âges les archétypes reviennent par phases. Plusieurs familles ont un ancêtre récurrent.

Dans la tradition amérindienne, l’espace entre le profil d’un homme et d’une femme en couple, vus de profil, dessine une coupe. Ce peut être celle du Graal, et votre quête, d’Ouest en Est, vers vos origines, l’alpha.

« La porte est est dedans » affirmait l’abbé GILLARD, au-dessus de la porte de son église de Tréhorenteuc en Brocéliande.

Au nom du passage,

Eric LE NOUVEL

(Juin 2011)

«  Tu ne t’appartiens plus et rien n’est à toi.

Tu es à tes ancêtres, à tes descendants

qui d’horizons opposés se pressent en toi.

Ta vie n’est que l’écho de leur pas. »

in Sibylles, la route de l’Hadès de Margherita GUIDACCI (Arfuyen)

Témoignages

BERNADETTE LE NOUVEL (+) : LE JE SECRET ET SACRE ENTRE LA VIE ET LA MORT

« Pardon à tous ceux à qui je ferais de la peine.

Un grand merci à ceux qui m’ont aidée tout au long de la vie.

Pardonnez-moi de laisser la maison dans un tel état.

On risque de dire un tas de choses fausses sur moi

Bernadette »

(dernière lettre de Bernadette LE NOUVEL) – (BLN).

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D’abord, clairement, j’estime, comme mes frères, que le problème de fond relève de Bernadette seule. Tout être se retrouve un jour face à soi-même, et doit décider de sa vie.

Pourtant sa dernière phrase pose question, et notamment l’absence signifiante de point final.

Quelle médisance pourrait être dite ? Aucune. Visiblement, si personne savait, ou « avait du mal à savoir,» tout le monde, sauf nous, était au courant de son état exact de santé sur place.

"SHIN" - calligraphie de Frank LALOU

« SHIN » – calligraphie de Frank LALOU

Elle ne parle là que de son malaise intérieur, car son dernier mot est « moi »

Ce Je serait-elle une autre ?

Il m’appartient de rechercher le sens caché de sa dernière ligne écrite sur terre, par l’effet-miroir permettant de passer du faux au vrai, et de combler le vide. Il ne faudra pas se fier aux apparences. C’est là son message codé par défaut.

Curieusement, il n’est fait mention ni de la religion, ni de Dieu ; absent seulement en apparence, comme souvent. Mais, au fait, la Bible n’est-elle pas chemin de vie, permettant d’accéder au niveau de la psychologie des profondeurs…?

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1.a Le poids de la dette

« Les enfants portent la faute des parents jusqu’à la 3° et la 4° génération » (Exode 20,5)

Bernadette était une belle âme altruiste dont le vecteur était l’expression, la communication sous différentes formes (chemin de vie 3 / 21 – élévation). Si l’on adhère au postulat que la condition humaine comporte la mission et la rédemption, reconnaissons que Bernadette a accompli de belles missions dans son passage sur terre : l’accompagnement aux personnes âgées et mourantes, la zoothérapie, le développement apicole en Haïti, etc, etc. Cet électron libre emportait l’adhésion par sa pêche et son entêtement dans des projets démesurés, mais souvent réalisés.

Sans oublier ses splendides bouquets de fleurs. Ne m’avait-elle pas confié un jour quelle regrettait de na pas avoir été fleuriste, et sous-entendu d’avoir eu la vie qui lui convenait.

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Cette attachante âme de feu aura consumé sa vie en oeuvrant totalement pour le renouvellement et le service aux autres. Et avec son aveu très  humain : « Un grand merci à ceux qui m’ont aidée tout au long de la vie. »

Mais, malgré son diplôme, elle n’avait guère de cartes en main pour mener à bien sa rédemption psychologique, entre le masque souriant de la survie et la face cachée de « l’enfant souffrant. » Et malgré son engagement spirituel. Ceci n’engage que moi. Les lois bibliques sont des lois psychologiques, mais à condition d’y souscrire, de dépasser le sens littéral, et de faire le vrai travail.

Il est bien connu que si l’on traverse les océans, on emmène aussi sa problématique avec soi.

En psychothérapie, le syndrome « humanitaire » est répertorié : on donne tout parce que l’on a le sentiment intime que l’on ne vaut rien. Cela ne plaira pas pas à tout le monde, mais n’enlève en rien la qualité du don d’amour, relevant d’un autre plan. Ici, il s’agirait en plus d’un jeu secret entre la vie et la mort, au coeur d’un drame personnel et intime nommé Exil, caché dans une grande fuite en avant.

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Mon diagnostic est le suivant : Bernadette souffrait d’une « pathologie de lignée familiale », sur quatre générations ou plus. Il s’agit là de constellation psychogénéalogique, de fantômes transgénérationnels, à cause d’une crypte mal fermée, du fameux Aïe, Aïe, mes aïeux !

Victime d’une névrose profonde, héritée de notre mère, elle vivait seule et sans enfants – et pour cause – refusant d’accepter la réalité du monde tel qu’il est. Elle préférait fuir en s’occupant des autres que de s’aimer soi-même, condition pourtant indispensable pour le faire. Le célèbre « Aime les autres comme toi-même. » Mais, le pouvait-elle réellement ? Personnellement, j’en doute.

Bernadette était le troisième enfant, celui considéré comme portant le couple, et son « addition de fantômes »du côté de la mère et du père, véritable « bombe à retardement » psychique, programmée dans le temps. On peut tomber malade et mourir du « non-dit » d’un deuil non résolu.

Car, pourquoi écrire au temps de la fin « Pardonnez-moi de laisser la maison dans un tel état. » ? Quelle importance, au seuil du baiser mortel, de s’inquiéter du rangement ? Il s’agit bien là du désordre intérieur que l’on ne peut résoudre malgré tant de qualités personnelles reconnues.

Famille

BLN était depuis toujours habitée par quantité de visages du passé qui la poussait à la fréquentation assidue des vieillards, et de se rapprocher des mourants. Cette nombreuse foule invisible, et si présente, est mentionnée dans son dernier poème.

A 50 ans, si l’on a pas trouvé son équilibre, c’est trop tard. Elle venait d’avoir 51 ans. On peut ou on doit vivre ses rêves, mais gare à ne pas trébucher sur son ombre, et rejoindre les forces de mort. J’avais prévenu Bernadette en 2011 que si elle retournait vivre en Haïti, cela lui serait funeste, car elle n’avait pas la santé. De plus, le « Fétiche » haïtien ne lui était pas favorable, et d’ailleurs l’avait mis en garde dans le passé. Elle me répondit plus tard qu’elle comptait « y finir ses jours, » ce qui est pleinement le cas aujourd’hui. Ce fut peut-être là son choix.

La génération de nos parents avait contenu la marmite du secret par le sacré, le couvercle du surmoi de la religion, en rajoutant une bonne dose de religiosité. Ils lui avaient mis la barre haute : en tant que fille et future femme, elle s’appellerait Bernadette, sous-entendu en charge du miracle et de la guérison, de la « pureté » effaçant les dettes familiales, et aussi Marie, au nom du principe féminin de vie, porteur de rédemption.

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Le message était bien passé, BLN avait une ambition spirituelle impossible et surhumaine, fantasmant de devenir religieuse. La réalité profane ne l’intéressait guère, en apparence. Mais allait-elle pour sa part rejoindre la génération qui dévoile le secret ? Elle a choisi une voie personnelle, à laquelle je ne peux que rendre hommage désormais.

Moi, Eric-Michel, son frère cadet porteur de la mère, traversa la mort physique à plusieurs reprises pour atteindre la mort symbolique. Bernadette-Marie groupa les deux en une fois. Mais l’objectif resta le même, la rédemption, d’abord humaine. Car nous ne sommes que des humains.

Dans le système des solidarités familiales invisibles, le survivant se demandera toujours s’il ne devrait à la place de l’autre au cimetière, à l’heure des comptes, quand la logique cachée se dévoile.

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« Soyez saints, car moi, l’Eternel, Je suis saint. » (Lévitique 20,7)

Ainsi, BLN avaient entre autres comme mentors Ste Thérèse d’Avila et Saint Jean de la Croix. Et le Père Charles de Foucault au titre de la lumière du Coeur.

A l’école chrétienne, on m’avait appris que celui qui est saint est celui qui a libéré son inconscient. La vie contient bien le combat majeur de Jacob avec l’Ange, entre le conscient et l’inconscient, pour devenir ce que l’on est.

Mais comment donc traverser La nuit de l’âme, et accéder aux splendeurs (zohariques) des sept demeures du Château intérieur ?

On ne peut monter que si l’on descend dans ses profondeurs, et qu’on arrive à les transformer très progressivement d’ombre en lumière. Un vrai pélerinage s’accompagne nécessairement des étapes intérieures du chemin de croix de l’existence. Sinon, à terme on ne tend pas vers la vie, mais vers l’inverse. Ainsi, on pourra être dans l’amour, mais aussi porter la mort en soi. La sainteté n’est pas mortifère ; elle est Vie.

Et quand je parle avec Soeur X , je suis sûr d’une chose : « le Ciel repose sur la Terre. » Et il faut bien les pieds sur terre pour servir Dieu.

Cimetière d’Arlon (Belgique)

1.b  Interprétation du sens caché

Notre mère Micheline LE NOUVEL (1932-2009) connut une grave dépression nerveuse vers 35 ans. Après, pendant de nombreuses années, elle ressassa cette phrase « incompréhensible » :

« Il ne faut pas voir les choses à l’envers. »

Soit, je porte un secret caché qui empoisonne ma vie, et perturbe le réel. Et aussi sûrement, quel est le secret de mes ancêtres ? Pourquoi serais-je deux personnes à la fois ? Etc.

Presque deux génération après, sa fille Bernadette confirme et signe :

« On risque de dire un tas de choses fausses sur moi  »

Qu’y a-t-il à l’envers de la fausse apparence ? Un ou plusieurs deuils non résolus, cristallisés en fantôme(s) générationnel(s), et secrets de famille.

BLN fit de son existence un « copié-collé » de la pathologie de sa mère, issue de celle de ses ses aïeules. Et scella ainsi son destin. Pourtant elle savait tout ceci, et pourquoi un tel résultat ? Le secret ultime demeurera dans son intime.

Voici ce que je peux vous dévoiler, le brouillon de la déclaration que fit Bernadette à l’enterrement de notre grand-mère maternelle, il y a bien longtemps à l’église de Royan (17200), et que j’avais retrouvé curieusement dans la masse de son garde-meuble en Bretagne :

« A chaque heure passée près de toi à l’hôpital, jusqu’au bout de la nuit, nous avons partagé ensemble au nom de tous, toute l’affection qui nous unit à toi.

« Rien n’est plus terrible que la mort d’un enfant » disais-tu, on y pense chaque jour.

Né un un 24 Décembre, comme ton fils Michel (son cadet mort d’une rupture du pylore vers 2-3ans), et endormie en paix, enfin, le 7 Août, comme lui, c’est peut-être là le signe qui révèle le temps des hommes à l’éternité de l’amour. » Et la paix des cimetières.

Notre mère, fille aînée dénommée Fernande à la naissance, changea ensuite de prénom pour s’appeler Micheline, à l’image de son frère cadet mort Michel, pour tenter sûrement de bénéficier de l’amour symbolique de sa mère, tant leur relation n’était pas facile.

Quand Micheline engendra son fils cadet, votre serviteur, un an après l’aîné, elle l’appella Eric, Michel…CQFD.

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En théorie, seule la Loi du Père aurait pu arrêter la folie matrilinéaire, emprisonnée dans sa pensée magique. Quand on s’appuie sur une religion, on adhère aussi à son substrat psychologique. La Bible elle-même nourrit une religion porteuse de cette Loi du Père, et de « l’interprétation du Livre. » Et l’autre porteuse de la Loi du Fils et de la Mère. N’en déplaise, c’est la réalité dans les faits. Bien sûr, il a de grandes nuances : la tradition orthodoxe est la plus proche du christianisme des origines, et la tradition protestante la plus studieuse du Livre, et n’étant pas en charge de la Mère divine.

L’authentique tradition judéo-chrétienne est la synthèse des deux pôles. Cela fait bien 30 ans qu’Annick de SOUZENELLE, la grande dame de Rochefort-sur-Loire,  l’enseigne en dépassant le sens littéral de la Bible par un vivifiant retour à la source hébraïque. J’ai eu la chance d’étudier ses oeuvres, et de suivre ses stages, qui m’ont beaucoup appris, et surtout de les confronter utilement à l’intériorité humaine.

Aux nombreux carrefours des routes de campagne, on voit des calvaires avec l’inscription Ave Spes unica (Salut, ô Croix, notre unique Espérance). La pensée jésuite parle de « sainte folie de la Croix. » Il est question alors de degrés d’âme, car il y a des croix qui s’additionnent, mais des folies qui ne se mélangent pas. Et quiconque n’est pas la Grande Thérèse.

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La crise arrive quand on s’aperçoit que l’on porte une croix qui n’est pas vraiment la sienne, et on a toujours pas les clés pour porter celle de son incarnation, même en portant au plus haut Celle du Fils de l’Homme. Comment sortir alors du piège de la nuit obscure de l’âme ? Il ne faudrait pourtant pas continuer à « voir les choses à l’envers…»

Sa Communauté n’était pas là pour régler ses problèmes comportementaux issus de l’enfance, ni un centre de psychologie et de thérapie spirituelle. Si tel était le but, il aurait fallu plutôt rejoindre un monastère orthodoxe. N’avez-vous pas remarqué que dans leurs églises, les cierges brillent distinctement d’un côté pour les vivants, et d’un autre pour les morts ? Ceux-ci sont souvent tellement présents dans nos existences. Mieux vaut les nommer pour les exorciser.

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Les grilles de la Lettre, du Nombre, et du Récit donnent pratiquement le sens caché de cette dure histoire, marquée par l’absurde et la grâce.

Les sections de la Torah, correspondant au programme de Bernadette, sont répertoriées comme suit dans la tradition hébraïque :

  • Paracha MATTOT, dans Nombres 30,2 – 32,42, dont l’herméneutique est le balancement entre le monde spirituel et le monde concret, dans son Sentier Miséricorde-Sagesse.
  • Paracha MASSE (L’Itinéraire), dans Nombres 33,1 – 36,13, marquant les étapes du chemin de vie, de l’exil à la Terre promise.
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Bernadette est officiellement décédée le samedi 24 Août 2013, soit à Shabbat KI-TAVO (Deutéronome 26-29,8).

Cette Paracha porte une échéance inexorable : « Tu seras arrivé(e) » ! C’est un texte porteur de 98 malédictions aboutissant au retour en arrière, à Mitsraïm. Voici la rançon de l’Egypte intérieure. 

NB : Au fait, sa grand-mère mourut un 7 Août…

Je pense qu’en final, Bernadette se laissa mourir dans le piège qu’elle avait mis en place afin d’éteindre définivement le deuil transgénérationnel du fameux « Michel. »Après tout, notre mère Micheline était décédée en Novembre 2009. Elle se retrouvait donc seule avec la dette matrilinéaire….Décida-t-elle de la « solder » ? Respect.

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Mais pourquoi donc finir en Haïti, quand on a « projeté » de revenir en France ?

Le verbe créateur peut nous indiquer que HAITI = HA ITI = Hêt ou Haï -Tav – 2 x Yod.

Hêt  ח: l’épreuve-le péché et son contraire, la miséricorde,

Haï  חי: la vie,

Tav  ת: la fin,

2 x Yod ׳: l’espérance et son germe.

D’où l’interprétation suivante : Haïti est à la fois son lieu de l’épreuve du « péché », entre la vie et la mort, où l’on crée la miséricorde, en vue de l’espérance et de son germe.

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Tout ceci reflèterait la haute contradiction de BLN au lieu de rendez-vous de sa « mort naturelle. » Sa santé n’était pas brillante.

Les décès récents de nos parents l’avait affectée, et je ne suis pas sûr que son sacrifice d’accompagnement de sa mère mourant du cancer généralisé, dans un face-à-face de trois mois jusqu’à la fin (2009), lui aie été bénéfique.

Elle avait failli trépasser du typhus, avait souffert de la malaria. Elle refusait se soigner, se nourrissait mal, et personne ne pouvait l’y obliger. Pourquoi ? A mon avis, la guérison physique ne lui servirait à rien, sans la guérison psychologique et spirituelle au préalable. Elle ne pouvait l’obtenir dans son schéma. Le mal profond était ne pas avoir trouvé sa vraie place dans le monde, avec autrui et avec Dieu.

Où pouvait-elle trouver la pièce manquante de son puzzle, cette Lettre Aleph permettant de passer de Galouth à Guéoulah, de l’Exil à la Rédemption ? Sans réponse, elle resta dans « l’Egypte Noire », le Nigrido l’Oeuvre au Noir, dans l’attente de sa fin, et du feu rédempteur. Et en écrivant ses quatre dernières lignes juste avant l’échéance. Comprenne qui pourra.

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Pourquoi « Pardon à tous ceux à qui je ferais de la peine ? » Pourquoi faut-il demander pardon, si ce n’est « de m’avoir laissé moi-même mourir ici et ainsi. » Ce n’était pas quand même pas la place qui lui était attribuée !

Est-il normal de donner ainsi sa vie « pour ceux que l’on aime » dans ces conditions et sans limite, de fait pour quelques ruches et pots de miel, au nom d’une image missionnaire d’Epinal ? Hélas, je fus le seul à comprendre la pièce qui se jouait, tant est forte l’idéologie religieuse commune du « coeur », de « l’amour », du « don de soi », de Bernadette et de Marie réunies, comme autant d’images pieuses comme naguère, et inchangées. Quelle illusion spirituelle consternante.

La religion n’est pas le but de la vie, ou exclusivement alors pour la minorité dont BLN a voulu faire partie. D’ailleurs, tout son microcosme ne fut-il pas le « théâtre » de sa pièce privée ? Devenir adulte n’est pas une mince affaire.

Et je n’ai plus revu Bernadette depuis 2011, et reçu que deux mails de sa part.

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La société civile actuelle, et une partie de sa famille, auront du mal à le croire, à accepter l’absence de contrepoids à sa dérive, et à digérer la « non-intervention de fait à personne en danger. » Même s’il est exact qu’aucun employeur ne peut être tenu pour responsable professionnellement, ni en Haïti ni en France, de ce genre de situation on ne peut plus compliquée et embarrassante. Quant aux obligations morales, chacun sa conscience. Nous avons interpellé ses employeurs concernés par le sujet.

La marque de l’inaccompli serait-elle là ?« L’enfant souffrant » l’aurait-il emporté ? Non, c’est enfin le lâcher-prise inéluctable d’une âme arrivée au bout de sa nuit obscure.

Mais la Haftara KI-TAVO (Isaïe 60,1-22) est dite de « consolation, » car récitée lors du deuil, apportant le sens final de l’espérance, et du but atteint, que ne désavoueraient ni SteThérèse d’Avila, ni Saint Jean de la Croix :

« Ce ne sera plus le soleil qui t’éclairera le jour, ni la lune qui te prêtera le reflet de sa lumière : l’Eternel sera pour toi une lumière permanente, et ton Dieu une splendeur glorieuse.

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Ton soleil n’aura jamais de coucher, ta lune jamais d’éclipse : car l’Eternel sera pour toi une lumière inextinguible, et c’en sera fini de tes jours de deuil. » (Isaïe 19-20)

Micheline LE NOUVEL avait souffert un an avant de pouvoir finir sa vie.

Maman

Sa fille Bernadette accomplit son processus de transmutation totale dans sa mort. Passer de la personnalité à l’individualité, pour que l’esprit les façonne. Par la vie ou par la mort, le travail se fait, consciemment et inconsciemment.  Telle est la dialectique « visible-invisible » du fatum.

Son urne funéraire en sera le symbole, comme dernière étape de sa vie terrestre, avant de retourner à Dieu. Elle peut désormais se présenter Roch, en-tête, dans le Principe, devant son Créateur, dans l’attente du Jugement.-

Son corps fut incinéré le 2/9/13. La première messe fut dite le 5/9/13 à Saint Séverin, jour de Roch Hachana 5774, le nouvel an cosmique. Ses cendres arrivent après Shabbat Chouva (Shabbat de la Techouvah, du retour à Dieu) du 7/9/13, pendant les Dix Jours redoutables de l’examen de conscience. Puis, ce sera Yom Kippour, le Grand Pardon, le 14/9/13. La dernière cérémonie se passera à Hénanbihen (22) le 23/9/13, 5° jour de la Fête de Souccoth. L’urne funéraire rejoindra la tombe des parents.

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Ceci est le point manquant à sa dernière phrase sur terre : « on risque de dire un tas de choses fausses sur moi Point final. » Pure étincelle ashkénaze, feu noir sur feu blanc.

Les choses ne sont et ne seront enfin plus « à l’envers. » On emporte plus d’un secret dans sa tombe.

A certains moments-clés, la trame du palimpseste s’ouvre, pour mieux se refermer ensuite.

En récitant le Notre Père, issu du Kaddich en araméen, nous tournons la page judéo-chrétienne.

KaddichAlIsraël

Shalom Bernadette-Marie, fille de Micheline et de Jean.

« L’Eternel Notre Dieu est Vérité. EMET.» (Jérémie, 10,10)

« Tout est compté, pesé et divisé.» (Daniel 5,25)

gravure dore bible - festin de balthazar

« Si le grain de blé tombé en terre ne meurt pas, il reste seul ; mais s’il meurt, il donne beaucoup de fruit… » (Jean 12,24-25)

Nous tous, « Dans Ta Lumière, Seigneur, nous voyons le jour. » (Ps. 36,10)

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Amen.

(NB : photos sur les rites égyptiens, source Wikipédia)

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BERNADETTE, UNE VIE…

Bernadette
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LA LIGNEE FAMILIALE…

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(PARENTS ET GRANDS-PARENTS MATERNELS)

LES PARENTS, JEAN ET MICHELINE

PapaMaman

LES ARRIERE-GRANDS-MERES MATERNELLES

Paulette BAUME, mère de sa grand-mère, de Charente-Maritime, présumée d’origine cachée juive polonaise. Son visage en témoigne.

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N’importe quel ashkénaze, ou même polonais, vous le confirmera. En visitant le Camp de Birkenau-Auschwitz, j’ai vu quantités de photos de ce genre.

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Madame GRAFEILLE, réputée d’origine sépharade italienne cachée (nom de jeune fille ROUFFI).

Cette racine « crypto-juive » est invisible, et non pas marrane. Ceux qui la portent l’ignorent ou la refoulent en eux pendant des générations, même en croisant d’autres branches familiales, et deviennent tous « gardiens du secret inconscient. »

C’est à ma génération de le dévoiler. Ce Je que Nous sommes, sont toutes et tous ceux-là, dans le jeu de l’existence, à travers la trame du temps.

« Les âmes des Israélites sont (d’éternité) reliées à HaYa, la Force de Vie sainte. » (Zohar)

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NB : Un certain membre de ma famille m’a déclaré que cela ne servait à rien de raconter tout cela, car Bernadette avait fait ce qu’elle voulait dans la vie, et qu’après avoir fait le tour des choses, elle était partie, etc.

Je n’adhère pas pas à cette logique du silence pseudo-correct, qui ne dérange personne, perpétuant le non-dit dévastateur, et la bombe à retardement pour les générations futures. Cela n’entraîne ni remise en cause, ni prise de conscience.

Si je suis survivant du fantôme, c’est bien pour témoigner de la vie et de la mort, dans une somme de souffrances bien inutiles.

Chacun son rôle et son combat dans la tragique comédie humaine…

Certains cathos « bon teint », et autres chrétiens sincères préfèrent garder le visage souriant et militant de Bernadette. Libre à eux, mais peut-on faire abstraction de la Passion, de la crucifixion et de la mort du Christ ? De fait, l’un des enjeux majeurs de l’incarnation terrestre, et sens véritable de la religion…

« En esprit et en vérité » – EMET  א מ ת.

Eric LE NOUVEL

Ce 8 Septembre 2013 – Fêtes de TICHRI 5774.

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Epilogue ?

Le temps passa dans cette autre déchirure familiale, et je compris que Bernadette avait enfin trouvé sa place avec son nom gravé dans le marbre de la croix, à l’image de celle qu’elle avait portée, désormais seule avec les parents, « en-tête/dans le principe » du sacrifice consommé, et enfin reconnu, visible par tous.

Reposez en paix. Et que la paix soit avec nous.
Amen.

« Cherchez le Royaume, et le reste vous sera donné par surcroît. » (Luc XII, 31) :

« Cherchez et cultivez la Adamah, épousez-là et le pain de vie vous sera donné à profusion. Vous sortirez d’Egypte, de tout état d’esclavage. Et vous vivrez ! »

(Annick de SOUZENELLE – Alliance de Feu, T.2, p.237 – Albin Michel)

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