Là encore, on se heurte à bien des préjugés, tabous et ignorance, malgré la mode des spas. C’est un axe possible d’évolution en reliant le psychologique au spirituel, et au corporel.

Le stress est l’ennemi n°1 de la vie moderne. La relaxation profonde devient un besoin. Mais l’inconscient parasite familial peut devenir insupportable avec le temps.

En dépit du culte de l’ultra-féminité, bien des femmes ne sont bien ni dans leur corps, ni dans leur biorythmes. Même si on « naît femme », on doit apprendre à se (re)programmer régulièrement.

Le corps contient toutes les mémoires : tout s’y noue et s’y dénoue. Il est le « lieu vivant de la présence. »

L’intimité est taboue, mais chacun devrait la mettre à jour, et pouvoir vivre en harmonie avec elle. Nous travaillerons sur l’Intime, c’est-à-dire votre inconscient, plus intime que votre propre intimité. C’est une relation de pleine confiance, mais avec le contrôle réciproque.

Nous sommes incarnés, il faut être dans son corps.
Si nous le fuyons, c’est par coupure et souffrance émotionnelle.
Le corps est notre seul royaume : à nous d’en être le roi, la reine.

Le fondement et le but de l’Arbre des Séphiroth est bien Malkhouth, le Royaume, le monde, le corps.

Aussi, pour lutter efficacement contre le stress à causes multiples, en vue d’une relaxation profonde, je propose différentes formules.

La Relaxation ponctuelle

La relation entre un(e) patient(e) et son thérapeute repose sur la confiance, mais le corps a aussi sa logique et son timing. Comme notre époque rend plus compliquée l’accès à la nudité, pas d’obstacle à la relaxation en une heure en tenue de jogging, après avoir pris un bain de relaxation Weleda + masque d’argile pour les femmes.

Moxas sur les points d’acupuncture : MC6 – C7 (poignet), VC4 (Hara), Rt6 (Tibia – méridiens rate, reins et foie), V23 (reins), et autres si besoin.

Parfois, un mal de dos récurrent disparait, si tout le travail en amont a été fait. C’est de fait le moment de lâcher.

Le Rééquilibrage énergétique

Un vrai travail de rééquilibrage repose sur l’action de purification et de reconnexion grâce à la juxtaposition des 4 différents plans de l’Arbre de Vie dans une vision globale, ce qui est bien rarement proposé.

Rappelons : Emanation, Création, Formation, Action, les 4 plans de l’Arbre de Vie. Soit Ame, esprit, parole, corps = énergie.

Le travail sur le corps consiste à enlever les couches successives pour arriver au noyau central, l’énergie. Comme un oignon coupé en deux, dont on va retirer chaque peau. C’est bien là un travail de « mort-renaissance. » Prévoir 4 H avec les intervalles et les pauses nécessaires.

Le soin comprend :
– bain chaud à la lavande ou à l’arnica (20′) + masque d’argile pour les femmes.
– Moxas sur les points d’acupuncture : MC6 – C7 (poignet), VC4 (Hara), Rt6 (Tibia – méridiens rate, reins et foie), V23 (reins), et autres si besoin.
– Argile verte chaude (ou autre) sur le ventre et sur le dos (15’),
– 1° massage de purification : huile de Lavande ou de Bouleau (20′),
– 2° massage de purification : huile d’Arnica ou de Calendula (si peaux sensibles) (20′),
– 3° massage, énergétique : huile dynamisante à l’Argousier, ou huile vivifiante au Citrus (20′).

NB : Produits de qualité Weleda, Cattier, etc. Autres huiles et argiles possibles sur demande.

Le tout accompagné avec la musique multidimensionnelle (MMD) de Jacotte CHOLLET, Indicible Présence, etc. Il y aura un avant et après. Vous n’aurez plus le même visage à la fin qu’au début. Garanti.

Ce soin convient aussi particulièrement à la catégorie de femmes vulnérables bloquées intimement par l’empreinte rémanente d’un précédent partenaire.

Ou encore celles victimes de violences sexuelles pouvant bénéficier du principe de pardon et de guérison : « C’est l’épée qui a causé la blessure qui guérira la blessure. » En clair, si l’homme, image du père a frappé, c’est à un autre homme, image et loi du père, de réparer.

Ce n’est plus là une question de technique pure de massage, mais bien d’intention, comme dans la prière.

Le Massage à 4 mains

L’idée est de faire participer les archétypes du Père, de la Mère, du Fils ou de la Fille, réunis en final dans l’alignement en vue de la guérison.

Massages en séquences avec 2 mains et 4 mains.

« Le corps, lieu vivant de la présence »
© Agnès Favard

(Colloque ITREC « Corps et Conscience » 20/21-03-1993)

Je voudrais tenter d’évoquer le corps en tant que lieu vivant, en tant qu’espace de présence au monde… Ce corps qui n’est pas autre chose que le « lieu de Dieu », lieu sanctifié par la qualité de conscience qui l’anime. Lieu, c’est à dire espace, réceptacle tangible de l’indicible. Et comment dire l’indicible d’une présence saisie dans une forme ? Toute parole posée n’a-t-elle pas déjà trahi ce qui ne saurait être enclos dans les limites du langage ? Je ressens qu’il y a une sorte d’inadéquation radicale à parler du corps pour autant que précisément il se donne à notre connaissance sans mots. Car s’il se manifeste à nous sous une infinie variété de langages, il n’a cependant pas de mots pour se dire. Sa parole, c’est sa chair. C’est étrange d’ailleurs, cette parole humaine, porteuse de mots qui vont donner du sens, cette parole qui n’est pas intrinsèquement constituante du corps puisqu’elle est greffée, apprise, acquise par la civilisation, et qui cependant doit emprunter l’appareil du corps pour s’exprimer.

Alors, il s’agira plutôt ici d’évoquer le corps, de tenter d’en rendre un écho sensible, une nuance, un goût particulier, en ayant recours à la langue des poètes. Il s’agira d’une invitation à voyager dans ce mystère de l’indicible du corps, qui reste de toutes façons plus fort que toutes nos envies de dire ou d’expliquer. Au fond, le dicible, c’est toujours le détail, le fractionné, le partiel. Comment dire le mouvement du vivant dans sa plasticité, dans son entièreté si ce n’est en prenant le parti du rêveur, du créateur d’images ?

Imaginons que nous allons former une sorte de constellation poétique autour du corps qui serait une invitation à la rêverie au sens ou Bachelard entend la rêverie et lui confère, comme à la poésie, une aptitude à réinventer l’homme. Et peut-être que réinventer un lien, refaire alliance entre le corps et la conscience, c’est précisément réinstaller le primat de l’imaginaire du Mundus Imaginalis.

« L’homme est un être à imaginer, nous dit Bachelard, le rêveur est un rêveur de monde. Et l’essentiel de la rêverie est anima, vie tranquille, c’est la femme en nous, ce qui nous est le plus naturel, le plus enclos, le plus profond. Le rêveur parle au monde, et voici que le monde lui parle ».

Mon corps est un espace. Un peu d’espace inscrit dans du temps.

Dans mon corps, il y a le haut, il y a le bas, il y a la gauche, il y a la droite. Ou encore, il y a la terre, il y a le ciel, il y a le passé, le présent, il y a le futur. Ma chair est venue donner une terre au ciel de l’esprit. Terre vivante, accueillant en elle le mouvement même de la vie dont le propre est de naître, de croître, de se devenir, en conscience, c’est à dire en accompagnant, d’une présence simple et entière, le lent mouvement de sa danse.

Lao-Tseu disait :

« Quand il vient au monde,
l’homme est souple et sans force.

Et une fois mort
le voilà dur et raide.

Les roseaux et les grands arbres,
quand ils sont encore petits,
plient et sont fragiles.


Et quand ils meurent
ils sont devenus secs et cassants.

C’est que force et dureté
sont camarades de mort
et que plasticité, souplesse
sont amis de la vie.

La force en définitive n’a jamais rien conquis. »

C’est qu’il s’agit d’aller dans le mouvement et en même temps de se tenir au centre, c’est à dire être là, coïncider avec ce corps ici et maintenant, renforcer cette présence et venir mettre un peu plus d’être dans l’exister.

Mon corps est un outil avec lequel je peux vivre à l’extérieur, et c’est aussi un lieu que je peux travailler de l’intérieur. C’est un espace que je peux investir d’une certaine qualité d’âme et qui peut devenir alors un espace sacré, un espace consacré par la conscience qui vient y rayonner. A la rencontre du haut du bas, de la droite et de la gauche, au centre, au point de conjonction de l’espace et du temps, s’ouvre la fulgurance du présent. « Un présent qui n’a pas révélé son goût, c’est comme de l’éternité pliée » nous dit Jean Cocteau. Ne sommes nous pas souvent en exil de la présence, coupés du simple sentiment d’être quand le lien entre le corps et la conscience est perdu ?

Voici ce que nous dit l’écrivain Christian Bobin :

« Tout est là. Vous avez du silence, de l’espace et du temps. Vous avez tout ce qui fait l’agrément de la vie quand la vie manque. Tout est là, sauf vous. Vous appelez cela : la perte du goût. C’est un nom comme un autre, c’est un nom par défaut. C’est un nom équivalent à tous ceux que vous pourriez trouver, qui n’en diraient pas plus. Le temps passe désormais sans vous, c’est-à-dire qu’il ne passe plus, il s’entasse…
Vous êtes en retard sur vous-même, vous n’êtes pas encore né, vous n’êtes personne…
D’autres fois, c’est l’inverse. La présence silencieuse recouvre tous les mots.
La présence immédiate de chair et de souffle.
L’esprit s’éveille au creux du corps, au tronc du souffle, aux racines de la chair. »

En accueillant la parole du poète, nous pouvons sentir combien l’esprit se donne dans le sein même de la chair et combien cette rencontre est à vivre non pas comme une contradiction mais comme un possible.

Ce corps que nous avons et que nous sommes tout à la fois fait de nous des êtres frontaliers, situés dans cette position terrible entre le dehors et le dedans, le visible et l’invisible, et c’est précisément en reliant ces deux dimensions que nous pouvons participer du vivant.

« Le corps est entre l’avoir et l’être, il peut devenir, pour l’être humain, ou bien une tentation d’avoir ou bien une tentative d’être ». (Gabriel Marcel).

Au fond, notre corps est porteur d’essentiel, d’une essence qui nous est singulière et que ne peut se révéler que par l’expérience des sens, du corps pleinement vécu. Comme le disait Saint Augustin : « tout est spirituel jusque dans le corps et charnel jusque dans l’esprit. » Alfonso Caycedo, créateur de la Sophrologie, nous rappelle à sa manière la même chose à savoir : « La clef de la conscience est dans l’organique et la clef de l’organique est dans la conscience ». Une conscience qui ne se prouve pas, mais qui s’éprouve…


Ainsi, au carrefour du corps et de la conscience, pouvons-nous envisager une véritable phénoménologie de la présence où l’alliance de notre corps avec nous-mêmes deviendrait un acte de conscience libre.

Ne dit-on pas « faire acte de présence » ? Il s’agit bien là de se situer dans une exactitude qui précisément « fait phénomène », à la conjonction de ces deux instances, corps et conscience, dans une sorte de présentification à soi-même et au monde, capable d’insuffler du « corps » à la conscience et de la « conscience » au corps.

Je voudrais éclairer brièvement ce que peut être cette attitude phénoménologique qui me paraît être une voie juste pour vivre son corps et pour tenter de dévoiler les structures essentielles de sa conscience.

On pourrait dire que c’est un regard qui traverse toutes choses vues et en délivre les codes secrets, non pas en se servant des présupposés, des croyances, des jugements sur lesquels nous avons construit une personnalité et qui rendent lourds d’une histoire, mais en développant l’art d’être « intime » avec ces choses (c’est à dire de les percevoir entièrement) tout en restant « vierge ».

Bachelard nous parle de la voie phénoménologique comme d’une école de naïveté, d’un retour aux sources de l’enfance. Il nous dit : « il est des heures dans l’enfance où tout enfant est l’être étonnant. L’être qui réalise l’étonnement d’être ». C’est donc laisser ouvert un espace pour s’étonner, un espace vierge où peut se révéler… ce qui est déjà là.

L’émerveillement se donne à travers l’éveil des sens. Il est la pure reconnaissance de ce qui est perçu par nos sens. Sans aucune grille de lecture, sans aucune construction interprétative, l’émerveillement est simple accueil de ce qui est. Il est une sorte de non-savoir radical, et par là même une co-naissance. Co-naître à son corps. Assister aux mouvements qui s’y déroulent, aux forces, aux énergies qui le traversent, et tenter de mettre du « je » dans le « ça », c’est-à-dire relier, relier toujours au centre et au sens par cette force d’intégration des éléments du « réel » qu’est la conscience.

Souvent, ne sommes-nous pas jetés dans une sorte de désordre, de disparités existentielles, pris dans une sensation de morcellement, de fractionnement ou de focalisation aveugle ? Une énergie nous prend, puis une deuxième, une troisième, et il n’y a pas de rapport entre elles. Toutes ces forces sont là, mais la conscience ne les relie pas et il nous faut apprendre, par l’attention, par la présence à « tout ce qui est » à créer des liens entre ces différentes instances de nous-mêmes.

Voir, écouter, sentir… Accueillir tels qu’ils se donnent les sensations, les images, les émotions, les sentiments, les pensées, telle est la voie simple, quotidienne qui affine notre présence au monde et vient sculpter, ciseler littéralement notre individualité par un constant et très sensoriel « rappel de nous-mêmes à nous-mêmes » (selon l’expression de Gurdjieff).

Vivre son corps, première étape sans doute dans notre cheminement ontologique. Geste de la conscience qui, se mettant en mouvement, fait retour vers l’être, et vient ordonner « l’informe » qu’elle épouse. Conscience incarnée, corporalisée, et par elle, corps sanctifié, capable d’accueillir le mystère de « l’Autre ». (Autre que lui et cependant Unique, dans les noces de l’instant).

Elle est là l’alliance ! Quand la conscience assiste aux retrouvailles de nous-mêmes avec qui nous sommes dans nos profondeurs, avec ce qui nous fonde essentiellement, singulièrement, dans notre chair, et qui perdure travers la pluralité de ce qui se donne à vivre.

Notre corps est fait de tant de lieux chargés d’une tonalité, d’une goût spécifiques, que nous pouvons aller rencontrer, et qui ne demandent qu’à se présenter à nous dans leur évidence. Et nous sommes tissés de ce qui tisse l’univers… Les éléments sont en nous :

« Ton corps, aux trois quarts composé d’eau, plus un peu de minéraux terrestres, petite poignée. Et cette grande flamme en toi dont tu ne connais pas la nature. Et dans tes poumons, pris et repris sans cesse à l’intérieur de la cage thoracique, l’air, ce bel étranger, sans qui tu ne peux pas vivre. » (Marguerite Yourcenar).

Je peux me mettre dans mes pieds, dans mon ventre, dans mon cœur, dans ma tête. Je peux sentir ce qui se vit dans chacun de ces lieux, c’est-à-dire orienter la nuance de chaque part de moi-même vers ma conscience.

Par mes pieds, je suis en contact avec la terre, je ressens son attraction, et je la situe dans mon axe, dans mon centre de gravité. Je m’enracine. La terre nous donne de réhabiliter notre corps par la kinesthésie, par le rythme. Ainsi l’être humain fête les saisons de la terre par la danse et par le chant. La terre est reliée au toucher, au goût. Elle est nourricière. Pour certains, l’essence personnelle est plus spécifiquement reliée à la terre. Comme le dit un poète :

« Plus je prends de l’altitude, plus je m’éloigne de Dieu. Dieu est dans le vente de la terre.»
Ici, l’essence est densité, mystère des profondeurs.

Ainsi, chaque élément laisse en nous sa trace, comme un écho venu d’ici et d’ailleurs tout à la fois, écho et signe notre appartenance à l’univers.

Un peu plus haut dans le ventre et jusqu’aux rivages du cœur, les émotions, filles des eaux. L’eau qui dort à la lune est soudain prise d’un mouvement. Emotion, palpitation, angoisse ou émotion, exaltation, légèreté, joie. Mon corps parfois si lourd, immobile et parfois si léger qu’il semble comme soulevé par les ailes d’un ange…

Je ne crois qu’il faille maîtriser ses émotions, mais bien plutôt les accompagner dans leur mouvement, suivre leur cours, sans toutefois s’y identifier par trop exclusivement, tout en gardant ouvert, autant qu’il est possible, l’œil de la conscience qui VOIT.

Dans l’émotion aussi, comme dans la sensation ou dans la pensée, il y a percée de l’être…

« Nous existons si peu, c’est miracle que cette larme dans les yeux. Le chemin salé d’une larme sur la joue, dans le temps. Nous existons si peu. Lorsque nous disons « moi », nous ne disons rien encore, un simple bruit, l’espérance d’une chose à venir. » (C. Bobin)

L’émotion est un mouvement vivant. Comme tout ce qui est vivant, elle naît, croît et meurt. Savons-nous l’accompagner jusqu’à sa mort naturelle, jusqu’à son terme, sans chercher à contrôler, à stopper ce qui vibre en nous, ou bien l’enterrons-nous vivante cette émotion, au prix d’inscrire dans notre corps la mémoire, au prix d’inscrire dans notre corps la mémoire de cet inachevé qui viendra se dire plus tard sous une autre forme : maladie, symptôme, accident…

Car si nous enterrons un mouvement vivant, si nous l’étouffons en chemin, nous nous privons du même coup de renaître au mouvement suivant, je dirais sans bagages, neuf, étonné comme l’enfant, parce que nous sommes lourds de ce que nous avons comprimé à l’intérieur. Alors je crois qu’il y a du sens à entretenir un rapport de compagnonnage intime avec la nature secrète, invisible de nos émotions qui viennent douloureusement parfois, légèrement d’autres fois, nous ouvrir les portes de notre âme.

Et si l’émotion est une sorte de préambule lunaire, humide, l’amour, délivré de tout nostalgie et de toute attente est réalisation solaire. Par lui, l’eau vient s’unir au feu pour faire naître en nous le mystère des noces. Et se tenir dans son cœur, au cœur de son corps, en vérité et en simplicité, c’est effectivement n’avoir pas d’autre solution que l’amour.

Un peu plus haut, nos poumons. L’air. Parfois, « ça » respire en moi, parfois, « je » respire. « Tandis que l’homme ordinaire respire seulement par la gorge, le souffle d’un homme digne de ce nom va jusqu’à ses talons », nous dit un sage Taoïste. Participant du dehors et du dedans dans un constant échange à la fois perceptible et imperceptible, l’air est ce qui me relie à moi-même et à l’univers, et mon souffle vient revivifier ces parts de mon corps que j’ai laissées dans l’oubli de la conscience.

Laissons parler ici l’ange des « dialogues avec l’ange » s’adressant à Gitta MALLASZ (entretien 32) :

« Soyez attentifs ! Je parle de la croix.
Deux forces.
Voici la voie
Voici la résistance
Première résistance : la terre, force horizontale
Deuxième résistance : l’eau
Troisième résistance : l’air
La quatrième se situe déjà entre matière et non matière. Vous êtes en train de la percer.
Chaque de rencontre des deux forces est une étape à franchir.
Terre-eau-air-et ce qui n’a pas de nom (feu)
Profondeur-hauteur.

La terre, tu ne peux pas l’élever dans l’eau. L’eau, tu ne peux pas l’élever dans l’air. Tout est à sa place. Ne pas élever. Ne pas entraîner vers le bas. Mais relier. La terre appartient à la terre, l’eau à l’eau, l’air à l’air. Il faut passer au delà de la quatrième résistance sans se détacher. Ainsi, dans le monde créé, le haut et le bas ne feront plus qu’un. »

A l’orée de ce mystère, au bord même du silence, là où les mots offrent d’autant mieux leur sens qu’ils s’allègent et se raréfient, se tient, une et dénudée : la présence. A la croisée de l’espace et du temps, celle là seule, inscrite dans notre chair comme une inlassable tentative d’éternité, creuse l’invisible sillon de l’instant.

« Paix, joie, vastitude pour celui qui s’est rejoint et jouit de sa lumière à l’intime du noyau. » (Charles Juliet)

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