Nous voulons souvent changer de vie, déprogrammer une problématique, déclencher le renouvellement, chasser le malheur, en finir avec les épreuves, les frustrations et les souffrances, gagner plus de bonheur, et de raisons d’espérer…

Résoudre ses problèmes, oui, à terme, mais pas croire qu’on peut tout effacer en un clic. Notre liberté est de prendre conscience, de faire face et d’agir sur différents plans, de gérer son destin.

Et laisser le jeu de la vie nous attribuer notre part de résultats. En général, le négatif et le positif s’équilibrent sur une vie. Tout cela pour dire que c’est vous, et vous seul, qui paierez le prix élevé de votre évolution.

A l’image des oeuvres humaines, il faut beaucoup de temps, d’efforts, de sacrifice, d’abnégation, d’amour, de patience, de renoncement, de travail, etc. pour corriger les conditions psychologiques de son existence, la prendre en mains, et réparer son Tikoun (karma).

Peu de gens comprennent et acceptent vraiment cela. Trop souvent, on pense que quelqu’un va faire le travail à notre place, quitte à payer, et que tout est dû, ou alors que tout est gratuit, comme internet. C’est faux.


Tout se mérite, même si la grâce, la baraka existent. Le bien-être peut s’acheter, mais dans une certaine limite. « Il y a beaucoup d’appelés, et peu d’élus, » c’est vrai. Il y a plus de maîtres que d’élèves, malgré les apparences.

Souvent, vers 40-50 ans, c’est le moment de faire le bilan, d’éliminer ce qui bloque, afin de devenir, et de passer à autre étape. Les secrets de famille ont parfois leur mot à dire ; certaines dettes transgénérationnelles se dévoilent et se règlent le moment venu.

En résumé, un destin humain s’accomplit dans la mission et dans la rédemption. Et c’est bien la nôtre : accomplir sa transformation, dans la durée, et étape par étape, comme le maillon d’une chaîne. Puisque, selon les traditions, un destin s’accomplirait en prenant en considérant 7-10 générations, avant nous, et après nous.

Il y a un temps pour l’action, et un temps pour le repos. Car, le but réel de la vie est la présence à soi-même, à autrui, à la nature, au vivant ou à « Dieu ». Le reste est secondaire.

Le monde moderne conspire à nous éloigner de la vraie richesse, la paix, la présence de plénitude. On ne peut être dehors et dedans, à l’intérieur et à l’extérieur de sa vie.

Il vous faudra alors un miroir, et parfois même un passeur, pour aller d’une rive à l’autre de vous-même et trouver votre juste place.

EDITOS -NEWS


L’absurde et la grâce…


La vie est remplie de rumeurs contradictoires…

Elle serait « un long fleuve tranquille.. » Mais quel monstre se cache encore dans ses profondeurs ?

L’âme animale s’oppose toujours au politiquement correct, et les soubresauts se font régulièrement entendre de crise individuelle en crise collective.

Notre équation personnelle est soigneusement dissimulée dans nos secrets de famille, que chacune porte en son sein. Ils sont hors système, une dette non remboursable mise au contentieux de chaque génération, et refilée honteusement à la suivante. « Après moi, le Déluge…  » dans le non-dit.

On se repasse souvent le bébé, comme autant de bombe à retardement. Les assassins ordinaires et les victimes ordinaires font toujours bon ménage au nom des solidarités et des haines invisibles.

Les dettes de la société procèdent du même ordre. Par exemple, on viole les femmes et les enfants, depuis des millénaires. La pédophilie dans l’Eglise ? L’affaire structurelle d’un lobby séculaire organisé. Idem dans les groupes éducatifs. Si l’on fouillait tous les profils des intervenants, on serait surpris de la proportion à risque. Mais toutes les vérités ne sont pas bonnes à dire. Et l’inceste, encore dans l’attente d’être reconnu cause nationale ?

Autre histoire : au nom du terrorisme islamique, bien des comptes se règlent dans l’inconscient. Mohamed MERAH et bien autres auraient-ils basculés sans le terrain délétère des dettes psychologiques issues de la Guerre d’Algérie ? A quoi servent donc les religions ? Ce serait aussi leur rôle et leur responsabilité d’enterrer les haines pour de bon. A qui d’autre sinon ? Mais la Connaissance est partie ; de fait, elle n’attend qu’à revenir.

La turpitude n’est généralement pas pressée de se montrer. Un jour, les masques tombent. « Balance ton porc », « Me Too »…Une génération dissimule le secret, la suivante ou son élu(e) se met en charge de le dévoiler, votre d’en faire une mission et une rédemption.

Pensez-donc, il nous reste l’amour, dites-vous ? « Quand on a que l’amour… » (chanson). Justement, parlons-en.

Je compare souvent trivialement un couple à un moteur de voiture. L’amour est son essence. Le désir, son huile. Et quand tout est consommé, que reste-t-il ? La vérité du couple, son inconscient miroir entre les deux lignées, le moteur, quoi ! L’Intime au coeur de l’intimité, quel est le plus tabou ?

Le Sexe serait alors le vrai sujet, hors gymnastique balbutiante ; alors parlons-en pour de bon ! Aucune femme ne peut être jugée sur la qualité de ses engendrements. L’ADN impose sa loi aveugle. Idem pour les rencontres et les mariages.

« Je pensais que j’aurai une vie normale… », réflexion que je m’étais faite il y a bien longtemps pour l’oublier, avant de l’entendre d’une patiente, découvrant l’effarant karma de sa constellation familiale. C’est plus ou moins pareil partout, à moins de le vivre différemment.

Une mère peut transmettre la mort en même temps que la vie, etc. La toile inexorable du fantôme générationnel n’a qu’un but : l’isolement, la folie et la mort, etc. Mais la vie demeure la meilleure thérapie. Car face à tant d’absurdité ou d’injustice, que nous reste-t-il ? La grâce…

Voir le livre de Jean-Yves LELOUP, L’absurde et la grâce (Albin Michel 2001), où son titre résume tout le sens de notre condition.

« La vie est un éternel recommencement. »

Bonne année 2019.

Un train peut en cacher un autre…

MOHAMED MERAH, MORT POUR LA FRANCE…

« Si ce n’est toi, c’est donc ton frère… »
Jean de la FONTAINE – Le loup et l’agneau

Chez les Anges, il y a les bons et les mauvais, pour nous rappeler la contradiction du monde d’en-haut, et de son reflet dans l’en-bas.

Les commémorations du 15 Août nous rappellent à la mémoire d’un illustre inconnu, Mohamed MERAH, soldat de la 2°DB, tué dans la Forêt d’Ecouves le 14 Août 1944 dans la phase d’encerclement allié de l’armée allemande dans la poche normande de Falaise-Montormel.

Il repose avec 18 de ses camarades de différentes confessions, unis par le sacrifice dans la nécropole forestière des Gateys en Ecouves, proche d’Alençon dans l’Orne (61).

Nous dédicaçons cet article au frère aîné de « l’autre » Mohammed MERAH, Abdelghani, qui est lui aussi en marche, officiellement pour promouvoir le « vivre ensemble », mais également pour la rédemption du nom de sa famille.

Ainsi vont la vie et la mort, une chose et son contraire. Et un train peut en cacher un autre…

Enfin, pour confirmation de l’inexorable et sinistre parcours du tueur islamique précité :

  • né le 10/10/1988 : Paracha NOAH (Genèse), pour vivre la fin d’un monde (familial) : divorce des parents, famille d’accueil, foyer, etc.
  • décédé le 22/3/2012 : Paracha PEKOUDE (Nombres), en relation avec le Sacré = tuer et mourir « au nom d’Allah ! » – confirmé par le maître-nombre 22, le sacrifice supérieur.