
La salubrité mentale est une responsabilité individuelle et collective, et ne peut reposer uniquement sur un système médical déjà largement débordé. Des faits divers nous alertent régulièrement sur un nombre croissant de déséquilibrés passant à l’acte meurtrier. Inutile de (re)voir La nuit des morts-vivants (1968) : il suffit de se promener dans la rue et d’observer, ou de consulter l’actualité.
L’IVG revient régulièrement comme sujet de société, désormais inscrite comme un droit dans la Constitution. Mais les principales intéressées, réalisent-elles qu’une IVG ou une fausse couche crée systématiquement une rupture dans l’équilibre psychique et inconscient (trans)générationnel d’une famille ? Les Africaines le savent bien : « quand un enfant disparait, il revient » – en particulier la génération suivante dans un cercle infernal.
Ainsi 251270 IVG pratiqués en 2024. Et les fausses couches ?
« Environ 20 à 30 % des femmes enceintes présentent des saignements au moins une fois au cours des 20 premières semaines de grossesse, et près de la moitié de celles-ci font une fausse couche. »

« Paru dans la revue scientifique The Lancet, un rapport compilant plusieurs études internationales conclut que 10,8% des femmes ont déjà vécu une fausse couche. Les auteurs du rapport estiment que 23 millions de fausses couches se produisent chaque année dans le monde, soit environ 15% du total des grossesses. »
Dans la photo de l’oeuf en-tête d’une mère enceinte à 8 mois, l’ovomancie révèle autant la grossesse que la trace résiduelle de son IVG passé. L’amas blanc au bas du jaune = le foetus actuel. Mais l’amas rouge à droite, le sang cristallisé = l’IVG.
Les bulles indiquent le trouble émotionnel de ce deuil non encore résolu.
Le fils qui allait naître aurait donc hérité de la mémoire de son ex-frère/soeur précédent. Tout a été fait pour neutraliser un tant soit peu cet encombrant fantôme résiduel. En prenant fait et cause du problème, une prise de conscience a été introduite chez la mère, et posé dans l’inconscient du nouveau-né pour sa vie nouvelle.

Beaucoup de troubles comportementaux existent dans générations pour ceux et celles qui à juste titre peinent à trouver leur vraie place dans la fratrie, la famille et la société.
Ainsi, le combat psychologique des nouveaux-nés est aussi important que la droit des femmes. Alors, advienne que pourra pour les unes et les autres.
La marmite déborde, comme aux urgences psychiatriques. L’Intelligence artificielle (IA) arrive, mais pas encore la Psychologie artificielle (PA). En 1987, le Dr. Jean-Pierre WILLEM avait créé l’ONG des Thérapeutes aux pieds nus. La société civile devra-t-elle alors lever une armée d’Heilpraktikers ès-psychogénéalogie pour tenter d’endiguer le fléau mental qui nous dépasse et nous menace ? Ou faire appel en dernier recours aux religions pour retrouver leur rôle thaumaturgique initial ?
Alors, Mesdames, votre responsabilité première envers la vie et la mort est engagée. Un véritable combat pour le principe féminin. Merci de nous libérer des fantômes. Vous en avez déjà beaucoup sur le dos, mais régler le problème à la source serait l’idéal pour tout le monde. Au travail !
Eric LE NOUVEL
Vidéo : « Comprendre les fantômes familiaux » (Collège Soraya MELTER).

Re : Les Fantômes familiaux – Psychanalyse transgénérationnelle de Bruno CLAVIER, Petite Bibliothèque Payot, pp.75-76.
» Les patientes que j’ai reçues m’ont appris une chose fondamentale en ce qui concerne la fécondité : tout avortement ou fausse couche, et bien évidemment tout enfant mort, est un traumatisme conscient ou inconscient chez une femme
(…)
Si la libéralisation de l’avortement, d’un côté, a vraiment permis (aux femmes) d’accéder à une liberté fondamentale sur leur corps, elle a provoqué, de l’autre, la banalisation d’un acte qui ne l’est jamais psychiquement. Dans le cas où elles ont pratiqué un avortement, je recommande aux femmes de faire des rituels vis-à-vis de l’enfant qu’elles ont eu, quelle que soit la date de grossesse à laquelle a eu lieu l’avortement. Dans leur inconscient, elles ont toujours eu un enfant et non pas une chose informe qui se résumerait à quelques cellules de corps humain. »
Dont acte. Ma spécificité est de dévoiler, au mieux d’effacer, ou de gérer au minimum, le fantôme clinique transgénérationnel, inclus dans le vaste concept des « Fantômes familiaux », mais ramené ici à celui des engendrements morts. Pour se faire, j’utilise la psychomagie (ovomancie, rituels argile), et la prière kabbalistique de la Réparation (le célèbre Tikoun Ha-Klali), etc.

Néanmoins, pour mesurer l’étendue et la complexité du concept de « fantôme », nous devons rappeler les acquis de la psychanalyse transgénérationnelle à ce sujet. En référence au formidable ouvrage de Didier DUMAS (1943 – 2010), La Bible et ses fantômes (DDB, 2001), à découvrir pour certains.
« La Bible considère, en effet, comme Freud l’a fait, que les troubles de l’esprit ont pour première origine l’absence de paroles concernant le sexe et la mort avec lesquelles les parents ont conçu et élevé l’enfant. Mais, en caractérisant cette carence de paroles comme une faute (*) qui se transmet de père en fils sur trois ou quatre générations, elle le fait de façon plus précise et radicale que Freud. Ce qu’elle caractérise comme la faute des pères est non seulement semblable à ce que la psychanalyse appelle aujourd’hui un fantôme. Mais, de plus, elle y associe un modèle des transmissions généalogiques qui est, comme par hasard, celui que l’on rencontre chez la puprt des enfants psychotiques. » (p.115)
« Le fantôme est toujoursle produit d’un événement familial ayant impliqué le sexe ou la mort de façon traumatique : un viol, un inceste, un emprisonnement ou un crime, soit tenu farouchement secret, soit masqué par des explications mensongères. » (p.116)
« (…) tout père, de sa seule place d’homme, est apte à dissoudre les fantômes de la lignée de son épouse. Ce, toutefois, à une condition expresse : qu’il ne soit ps lui-même porteur d’un fantôme semblable ou complémentaire. » (p.117)
« (…) les fautes des pères, c’est-à-dire leur incapacité à rendre compte du sexe et de la mort, tels que sur terre ils ont eu à les affronter, qui est la principale cause de transmission des fantômes maternels. » (p.125)
« Que le fantôme ait été découvert et conceptualisé dans le cadre de la clinique psychanalytique ne supprime pas qu’il puisse avoir des effets destructeurs à un niveau social social ou collectif. Est-ce autre chose que ses propres fantômes qui ont conduit Hitler à vouloir éliminer la moitié de ses concitoyens ? » (p.126)
Etc, etc.
(*) cf. « Au pays des fantômes familiaux, tout ce qui n’est pas dit est répété… » (Bruno CLAVIER, voir supra).
