(Bien entendu, les prénoms, les âges et les lieux ont été modifiés par discrétion.
Mais tous ces faits sont authentiques.)

Le Géniteur étranger

Devant sa constellation familiale, Corinne G., 46 ans, 2 enfants, mariée un temps avec un Antillais réalise son schéma fréquentiel d’engendrement.
Dans sa lignée paternelle, son père est issu d’un soldat américain de passage à la Libération.
Et dans sa lignée maternelle, non seulement sa mère naquit d’un Algérien de passage, mais sa grand-mère aussi.
Incidemment, Corinne G. se souvient aussi qu’elle fut mariée un temps d’abord avec un Tunisien. Elle comprend mieux le schéma du père de substitution au géniteur étranger affleurant dans sa trame générationnelle.

La Frénésie sexuelle

Margot F., 50 ans, bourgeoisie de province, me contacte car sa fille Valérie, 19 ans, a disparu depuis 6 mois sans donner d’explication. Ayant lancé un avis de recherche sur internet, cette dernière s’était manifesté sur le site pour dire qu’elle était majeure, et qu’on la laisse tranquille.

Sa mère cherche à comprendre, fouille dans sa chambre, fait forcer son ordinateur, et découvre que sa fille aurait vendu son corps dans des orgies collectives. Elle s’interroge, et nous entamons ensemble sa constellation familiale qui s’avère plus que parlante. L’arbre généalogique est truffé d’indices sur la frénésie sexuelle, un virus qui y a fait son bonhomme de chemin.

D’abord le père de Valérie, ex-mari de Margot, est un pornographe patenté, qui ne se gênait pas pour visionner des films X à la maison. Ensuite, les tromperies et coucheries ne manquent pas des uns et des autres de génération en génération. Le plus étrange est cette cristallisation d’un grand et ancien déni général. Margot semble ne pas être au courant, admet du bout des lèvres, et résiste à l’évidence. N’avait-elle pas refait sa vie pendant des années avec un ex-libertin ?

Je recoupe à nouveau, avec d’autres consultations, que la sexualité peut être la variable d’ajustement et de survie d’un individu ou d’un groupe visant à évacuer ses troubles émotionnels. Coïto, ergo sum…? Mais là encore, le non-dit est catastrophique pour les maillons en fin de chaîne.

Après tout un travail, et de multiples prières, Valérie est revenue à la maison au bout d’un an d’absence. Je n’ai pas obtenu plus de détails. Tout était rentré dans l’ordre. Mais une forme de transformation ou de transmutation s’était imposé chez la mère. Et les relations avec sa fille s’améliorèrent.

Le silence des familles a plusieurs visages et intensités.

La Toile matrilinéaire

Isabelle T., 30 ans est artiste de théâtre. Son nom de scène porte le prénom Zoé de sa demi-soeur cadette morte. Après deux IVG, elle est toujours sans enfant. Elle n’arrive pas à grandir, ni à entamer sérieusement une psychothérapie. Elle vit dans son monde de Peter Pan attachée à ses limbes. Comment la faire évoluer. Le souhaite-t-elle vraiment ?

Sa Paracha / Haftara est Vayechev…Demeura (Genèse). Le commentaire rabbinique traditionnel ajoute: « …et les ennuis commencent. » En effet, cela signifie la double descente aux enfers, mais avec la rédemption sous-jacente.

Elle est la fille unique en deuxième lit d’un père et d’une mère ayant chacun des enfants d’un premier lit. En étudiant sa constellation familiale, il apparait que sa mère à la naissance, et sa grand-mère à son décès ont la même Paracha / Haftara de la Torah. Soit Tazria…Ayant conçu et Metsora…Lépreux. (Lévitique) = la dette transmise à payer.

En tant que fille aînée de ce couple, elle porte la lignée paternelle, mais le thème de ce dernier ne nous donne rien : il est sans Paracha individuelle. Néanmoins, son nom d’artiste indique le choix karmique matrilinéaire. Rien d’extraordinaire, à part que la clé, la démarche de prendre conscience et de se soigner, reste pour l’instant du côté de sa mère.

Faudra-t-il attendre que celle-ci accepte de changer psychologiquement, pour qu’Isabelle fasse de même ? A coup sûr la loi du temps, l’horloge de l’engendrement, fera bouger les lignes.

Je voulais juste indiquer la toile invisible de la trame des femmes, digne des sortilèges des contes de fées et de sorcières, porteurs de vérités codées. La liberté et la vérité ont leur logique propre dans chaque pièce intime du théâtre familial qui se joue ici-bas.

La Sorcellerie, de la dette au mauvais sort

Voilà une histoire pas banale que j’ai vécue dans le cadre d’une entreprise de confection d’une ville moyenne du Centre de la France entre :
(X) le mari – (Y) l’épouse – (Z) son père à la retraite.

Ce couple avec deux enfants me fait venir pour des soupçons de mauvais sort : depuis des années, ils seraient victimes de la jalousie des concurrents, le chiffre d’affaires en zig-zag, leur couple devenu invivable. Ils dépensent des fortunes auprès de la faune provinciale des magnétiseurs, guérisseurs, etc. En bref, rien ne va plus. Ils ont juste la tête hors de l’eau, et s’attendent à couler à pic tôt ou tard.

Bon. Je constate d’abord que (X) fait la gueule à son entourage depuis toujours. Il fait payer son enfance étouffée à sa propre famille.
(Y) est le prototype de bonne femme perdue dans la pensée magique, les bondieuseries, etc. Mais à part cela, rien d’autre pour l’instant.

L’affaire prend une autre tournure quand j’entreprends le contrôle par l’ovomancie de l’état énergétique du couple, des enfants, des locaux de l’entreprise et de la maison. Je n’avais jamais vu cela : dès que je casse les oeufs des parents, une odeur pestillentielle avec un contenu noirâtre s’échappe. J’ai failli vomir. La sorcellerie à plein nez !

L’oeuf pour l’entreprise est atteint également, mais dans une moindre mesure. Et pour les enfants et la maison, rien de particulier.

Il s’ensuit alors un long travail de purification par étapes pour d’abord arrêter le fléau sur les personnes, et sur le siège social. Sans oublier le rééquilibrage énergétique sur (X). Ensuite, nous passons à la constellation familiale afin d’y voir plus dans l’inévitable écheveau des causalités.

Première découverte de taille : (X) est le 4° enfant d’une génération de 5 enfants. Mais son frère précédent, né handicapé, va être euthanasié par le médecin de famille au premier mois de son existence ! Cela se passait avant les années 1960 à la campagne, une pratique pas inhabituelle à l’époque. Du style « on ne peut pas le garder, venez le chercher. »De quoi marquer (X), coupable d’exister à la place de son frère ! Une lourde dette d’infanticide.

La deuxième découverte, la vie me l’a donné de façon nette et magistrale; je n’oublierais jamais sa leçon. Au moment de partir à la dernière séance, (Y) insiste pour me présenter son père (Z), ancien gérant de l’entreprise. Il est dépressif depuis longtemps. Alors, si je pouvais juste l’écouter, lui donner conseil, etc.

Sans parler de son frère à elle, lui aussi en détresse, il ne travaille plus. Il faudrait le voir à l’occasion.

Je fixe cet homme âgé au regard indéfinissable, et soudain, je m’entends lui poser la question suivante : « Monsieur, avant de quitter cette terre, je vous donne un conseil. Si vous avez quelque chose à vous reprocher, devant votre fille, faites-le ! » C’est ainsi sorti de moi ainsi sans préparation.

(Z) me répond que non, il ne voit pas, il n’a rien à dire à se sujet. Je lui pose carrément une autre question beaucoup plus décisive, venu de l’inconscient : « Monsieur, vous n’avez pas un enfant naturel ? » (Y) est estomaquée, mais (Z) reste impassible. Non, pas vraiment. J’insiste encore. « Cela ne s’était pas passé dans votre entreprise ? » Non, à nouveau. Silence.

(Y) entraîne la conversation sur son frère. « Il parait que l’on a pratiqué la sorcellerie sur lui ? » Oui, répond (Z). « C’est le contremaître qui avait fait cela sur mon fils. J’ai trouvé une bouteille avec une malédiction à l’intérieur cachée dans un mur du dépôt. Je me suis fâché avec lui. Nous nous sommes battus. J’ai dû le licencier. Son épouse qui travaillait avec lui est partie également. »

L’entretien se termine en que de poisson. Après quelques minutes, nous nous séparons, et je rentre en voiture. A peine une demi-heure plus tard, (Y) me rappelle en pleine émotion.

« Ca y est, j’ai trouvé. Le couple du contremaître avait deux enfants. L’un était mon demi-frère ; c’est mon père qui l’avait fait à sa femme. Il se sont disputés à cause de çà. Le contremaître à cherché à se venger en jetant un sort au fils du patron, à mon frère. Et pourquoi celui-ci est maintenant dans cet état, ainsi que mon père ? Je vais vous le dire.

J’ai été amoureuse de mon demi-frère caché, et je comprends pourquoi maintenant. Mais il était conscient aussi de son secret, de son origine refoulée. Eh bien, à la l’âge de 18 ans, il est mort d’un drôle d’accident de voiture ; il a foncé dans un mur. De fait, il s’était suicidé à cause de sa honte ! »

Rideau. La pièce est dite. Trois mois après mon intervention, il va encore avoir des tiraillement dans le couple de (X) et (Y), etc. Mais d’un seul coup, tout s’est arrêté.

(X) est passé à autre chose, il n’empoisonne plus la vie de ses proches, Son visage parfois figé s’est détendu. (Y) a essayé à maintes reprise de faire parler en vain son père, enfermé dans son déni. Les affaires ont repris. Un an plus tard, la société avait pris un autre rythme en déménageant, etc. La page était tournée…

J’ai alors bien longtemps médité la conclusion. Il y avait vraisemblablement eu de la sorcellerie de la part des concurrents jaloux. Mais la partie immergée de l’iceberg de l’inconscient de ce couple portait une lourde dette dans chaque lignée, la mort coupable d’un enfant. Là résidait le péché, le vrai mauvais sort.

Ainsi, à mon intention, l’expression « être au service de la vie » prenait une autre coloration. Merci de cette expérience. On ne peut pas forcément juger les époques ou les vies de ces gens ordinaires, mais au moins les comprendre. Et des histoires de ce tonneau-là, croyez-moi, il y a plein les campagnes.

Mais tout cela appartenant au passé, maintenant, je ne parierais pas. Et vous ?

Saint Christophe portant l’Enfant Jésus

Un Prénom pour la vie et pour la mort

Christophe B, la trentaine, petit délinquant, devenu border-line dans son comportement (chômage, bagarres), ne sait pas ce qu’il va devenir. Son mal de vivre se transforme en embrouille permanente. Son agressivité se retourne contre lui ; il craint le pire. Il est à bout. Que faire ?

Je note sa Paracha : Metsora…Lépreux (Lévitique). Tiens donc, son prénom signifie « celui qui porte la lumière. » Mais quoi d’autre, quelle faute cachée ?

Avec mon inspiration habituelle, je lui demande : »Est-ce que votre mère a un enfant mort, IVG ou fausse couche ? » Il ne sait pas, et va se renseigner.

Le retour est éloquent. Ce n’est pas sa mère qui avait un enfant mort mais sa grand-mère, et tenez-vous bien, avec le même prénom Christophe ! Sa mère l’avait repris en lui donnant, sans rien lui dire. Voici le fantôme générationnel enfin détecté.

L’affaire fut rondement menée. Notre Christophe vivant fut guéri, changea de vie et se maria. L’histoire ne dit pas s’il eut beaucoup d’enfants.

Le Viol, une affaire de familles

Deux cas de viols familiaux traités par le rééquilibrage énergétique après tout le travail en amont :

– Sonia V., 45 ans, 3 enfants, cadre supérieur. Pendant toute son adolescence elle fut abusée par son père par des attouchements. Sa mère, non seulement ne disait rien, mais avait tendance à lui prendre ses amants pour les mettre dans son lit. Un couple infernal.

J’ai suivi Sonia pendant une dizaine d’années. Dans la succession des évènements de son existence (deuils, divorce, chômage), elle descendit dans une une sorte d’entonnoir des circonstances où elle fut obligée de faire le travail de conscience et de transformation étape par étape.

– Laurence R., 40 ans, sans enfant, issue de la France rurale, à l’histoire bouleversante. Elle fut violée pendant une partie de son enfance et de son adolescence, ainsi que sa soeur, d’une façon inédite. Régulièrement, sa grand-mère s’installait dans son lit. Le grand-père partait dans une autre chambre. Au même étage se trouvait la chambre des parents. Quel pacte de silence unissait la coupable et ses complices ? A priori, un schéma répétitif ancien de pédophilie familiale.

Curieusement, la Paracha / Haftara de Laurence est Emor…Parle (Lévitique) enjoignant la responsabilité de séparer le pur de l’impur.

Ces deux patientes acceptèrent de me voir représenter le principe traditionnel « c’est celui qui a causé la blessure qui guérira la blessure. » A savoir ce qu’un homme ou un être humain a abîmé, un autre le réparera. L’histoire a commencé et se termine avec le corps.

Bien entendu, l’opportunité du bon moment, celui où l’on est prêt à lâcher, a permis que ce rite de passage et de guérison symbolique fonctionne.






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