
(Porte du MAHJ – 75003 Paris) © ELN
Qu’on se le dise, dans l’analyse transgénérationnelle, pas de Click & Collect. Mais plutôt, du temps, du travail, de l’acharnement, et de l’argent, sans vraiment compter. Parfois, c’est une vie de travail. Beaucoup d’appelés, mais peu d’élus pouvant sortir de la Caverne de leur Inconscient, mythologisés depuis Platon et Jung. Une oncologue de Liège (Belgique) me confia un jour que seuls 30% de ses patients étaient prêts à entendre que leur cancer était d’origine psychosomatique (cf. notre fameuse dette familiale).
Après Bert Hellinger, la tendance se confirme dans le chamanisme, puisque Généapsy, talonné par les dérives New Age, le propose désormais dans ses formations. Logique, avec toutes les illusions à la clé. Nul n’échappe à son destin, et aux forces visibles et cachées des ancêtres qui l’animent. Hélas pour nous, « Dieu », malgré sa mort annoncée régulièrement, continue de dominer nos vies dans le degré du Secret (Sod). L’Ombre doit doit donc à un moment être traversée pour devenir Lumière, etc.

Rien de nouveau sous le Soleil et la Lune, le Masculin et le Féminin, l’animus et l’anima. Même si les hommes au petit chignon gracieux deviennent un tant soit peu lunaires, et les femmes solaires-conquérantes, avec le mouvement LGBT en prime, cela ne change rien à l’enjeu de l’individuation.
L’avenir est plus que jamais « alchimique » dans la perspective de l’androgynat spirituel annoncé au 23e siècle (à partir de l’année hébraïque 6000 – 5785 actuel = dans 215 ans / 2240), où la femme sera enfin l’égale (*) de l’homme (cf. le Shin messianique à 4 branches caché du Cantique des Cantiques de Salomon (Shir HaShirim ASher Li Shlomo).

Chaque génération est en charge de la mission et de la rédemption, à savoir payer sa dette, entre les aïeux et les descendants. Au bout du chemin de vie, tel Moïse au Mont Nebo, une infime minorité (10% peut-être) verra sa Terre promise, mais n’y entrera pas. En prime, l’auréole des saints, avoir équilibré son inconscient, et dépassé son destin en le sublimant.
Certaines promesses du « marché » vantent de pouvoir couper et se libérer de certains liens familiaux. Vrai, on peut rompre des relations toxiques, mais pas le schéma inconscient transgénérationnel. Nous préférons la promesse de « Se libérer des mémoires familiales. »La nôtre est d’apprendre à les gérer, et de viser l’élimination salvatrice du fantôme, à condition d’être le bon passeur au bon moment.

(Jizo, substrat des âmes mortes d’enfants – Nécropole du Mont Koyasan, Japon) © ELN
Cette vérité mérite d’être dite face aux charlatans privilégiant l’énergétique à la place des principes, alors que les deux sont indispensables. Pas d’unité sans la dualité de la contradiction du monde et de l’existence. La Kabbale l’enseigne depuis longtemps dans la connaissance de la Cause des causes, entre passé-présent et futur.
Et le monde des croyances nous oblige toujours à hiérarchiser le polythéisme-paganisme avec le monothéisme conscient. Ainsi va la condition humaine. Mais sûr, l’IA pourra nous aider à démêler notre trame familiale. A suivre donc, l’avenir est prometteur.
Eric LE NOUVEL
(*) annoncée dans le Sepher Ha-Zohar depuis le 12° siècle…
